J’ai récemment regardé le biopic sur Beatrix Potter. M’a plu. Surtout que le plus réaliste de tout cela m’a paru la vie de ses personnages qui l’entourent.
Le garçon aime lire ses livres. Il est remarquable cependant qu’il n’en ait bâti qu’une familiarité. Jamais il ne s’imagine que ce soient des livres « préférés ». Comme souvent, le temps se charge de révéler nos préférences et goûts. Nos vestiges.
En art et littérature, les seules critiques qui m’intéressent sont celles qui expliquent pourquoi l’on a aimé l’œuvre. Les autres me paraissent relever du pathétique. Démonter un travail que l’on n’a pas fait n’est pas honorable et ne devrait jamais être même envisageable.
Comme en politique, le silence suffit à n’accorder aucune importance à ce que l’on n’a pas aimé. Mais les otaries ont appris à se ficher un ballon sur le nez, alors elles font ça. Faudrait pas applaudir. Je crois aux postérités. Celles que personne ne prévoit. Et puis les nôtres uniques à chacun.
Les lapins de Potter appartiennent à la mienne. Sans que je puisse raisonnablement en dire la raison. OK, j’adore ses dessins, mais tant de dessinateurs sans doute aussi doués me laissent froids ou mode répulsion.
Ne suis pas très lié à l’outre-Manche, mais attaché à moult de ses singularités.
Potter, c’est Beatrix. Point barre.
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