« J’aime Tourcoing, j’aime ce petit coin. »
Il n’est pas coutume de le dire. La ville ne possède guère l’aura d’une cité des bords de l’Atlantique ou des contreforts pré-alpins. Certes. Et puis le pékin d’ailleurs en France dira : mine de charbon et chômage et absence de soleil, même si le bassin houiller se situe assez loin de là. La cité du Brouteux est, ceci dit, charmante. Peut-être convient-il pour le voir d’être de droite. Je veux dire : ne pas conspuer le bourgeois.
Saint-Christophe, prie pour moi.
L’église néogothique du centre est sacrément bien assortie avec l’hôtel de ville — bâtiment calqué sur un pavillon du Louvre parisien. Et le carillon.
Toutes les heures il sonne.
« J’aime Tourcoing, j’aime ce petit coin. »
Je suis familier de sa mélodie. Elle accompagne la gare routière sur le flanc nord — en toute logique — de la nef noircie de fumée de Saint-Christophe. Et puis, de l’autre côté, de la rue, sur la place, la drôle de bâtisse, peinte en gris, qui sert de kiosque à journaux, où un drôle de bonhomme m’offre toujours un Carambar.
« J’aime Tourcoing, j’aime ce petit coin. »
Un jour, tout ça changera. Tant pis.
Les Carambars aux fruits ne sont pas très bons.
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