Les cabines de plage typiques, plongées dans l’obscurité, nous échappent. Nous en sommes par trop coutumiers. Elles sont là. Et n’y sont plus.
Aucun de nous ne se souvient de l’heure.
Cayeux dort. Et nous passons du temps dans le mobil-home familial de Seb. David, Thomas, Anissa et lui. Et puis moi. Qui — à Paris — n’ai pas tous les week-ends l’opportunité de me droguer. Les cachets sont bons. La compagnie agréable, mais frustrante.
Tous mes amis sont baisables à leur façon. Elle parce que ronde et brûlante. Thomas parce que désespérément laid. David pour son air de Barbie sérieuse. Et Seb parce qu’il est lui.
D’ordinaire, nous gobons en boîte. Et puis après. Mais là.
Nous sommes en bord de mer.
Ecstasié par le spectacle de la ligne d’horizon dans le noir. Ivre du roulement des vagues calmes. Régulières. Impressionnantes. L’air du large. La largeur du tout. Le ressac. Le loin. Des voyages. Eux ne pensent qu’à rire comme des ânes.
Je n’aime pas rire. Personne ne devrait rire, s’il n’y a rien à oublier.
Que fuient-ils, tous ?
La vita é bella. Surtout sous X. Je ne veux pas m’en aller. Face au trait le plus sombre que je fixe à l’horizon. Qui semble ne pas embrasser de dimension arrêtée. Je suis où je dois être. Et demeurer. Pourquoi se droguent-ils ?
Ils sont aussi ennuyeux perchés qu’ils ne le seront demain.
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