Ordece

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ORDECE [ɔʁ.dɛ.is] — n. f. Du vieux français ordece (« saleté »). Souillure, où l’ordure devient condition normative, obscénité imposée par une autorité. Par extension : avilissement hiérarchique dans lequel l’être soumis découvre sa déchéance par la reconnaissance tranquille de ce qui l’humilie.

J’assiste. Pourquoi je suis là, je ne sais pas. Mais c’est un fait.

Avoir onze ans, un poil et des papillons fait de moi une créature pas sainte nitouche. Je connais des trucs. Et peut-être à cause même de ça. J’éprouve le dégueu dans toute son ampleur.

Celle que le-père injecte. La scène.

Il fait de moi une vieille baderne qui se choque. Et ça, déjà, je n’apprécie pas des masses.

La-mère est là. Dans tous leurs mauvais coups fourrés. Puis il y a explication. Glose. Approbation. Quasi pédagogie. Lui branle le chien. Main dans un gant. De toilette, préalablement humidifié. Elle ne m’écarte surtout pas. Laisse tout aller comme ça va.

Les commentaires sur les besoins de la pauvre bête vont bon train.

Et moi, pertinemment, suis au courant que quelque chose va de travers.

Pourquoi dois-je voir cela ?

Les-parents ont à eux ce singulier besoin de spectateurs non consentants. Non pas que ce ne puisse être parfois drôle, mais là, ça dérape. Ou bien ?

Est-ce bien nécessaire ?

Ceux-là me dégoûtent. Le gauchisme est décidément salissant. J’ai la nausée.

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