Ni vieux ni jeune désormais, je me matérialise. Fin 2016. Auparavant subreptice. N’ayant alors jamais franchi le seuil de l’apparition dans la durée. Mon agglomérat cellulaire global me signifie qu’il vaut encore plus et mieux que je ne l’imaginais. Rébellion.
L’écorché bute. Trébuche. Mon désir d’à peu près tout s’encombre d’une difficulté que je juge temporaire. Qui ne se laissera pas déloger. Je me terre. Parfois. De plus en plus.
En plongées de quasi apnée sous la couette. La porte de la chambre se clôt. Presque par accident, d’abord. Je résiste. Si défait, me réfugie dans le sein lent de plates-formes en ligne.
L’esprit doit être distrait.
J’use d’un expédient : binge-watching de l’intégrale d’Inspecteur Gadget. Dans les années qui suivront, je me la repasserai à plusieurs reprises. Le générique soutient l’amygdale.
C’est ça ou laisser les caméras insolites des années 60 introduire dans la chambre des hommes, des femmes d’une époque dont je n’ai connu que les derniers éclats. L’accent pointu, l’éducation. La bourgeoisie tranquille.
Mon petit défaut réactionnaire ne me déplaît pas. Au contraire.
La sensation est agréable. Ces gens-là sont ceux de Brel, je ne les déteste pas. Les devine intéressants. Les dames sont dames. Hormis les poissonnières. Les messieurs déjà simples. Ce qui travaille est la persistance. De chair. D’os. De mots. Les défunts sont à nouveau. Les aînés sont tout jeunes. Et souvent désirables.
De Gaulle ou Pompidou. Période incommode : ni historique ni le contraire. 1972. Année zéro.
Entrer en résonance est mon addiction.
L’avant vu de loin outrepasse le sexuel. Un peu comme l’ailleurs. L’autre. Le différent. Tout se produit au niveau de mon bas-ventre. Une famine.
Une douleur. Une excitation.
Saignée.
Accéder aux 441 vignettes de Processus de fabrication d’une éponge
En savoir plus sur RENAISSANCE ATELIER
Subscribe to get the latest posts sent to your email.