Blame on tears

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BLAME ON TEARS [bleɪm ɒn tɪərz] — loc. nom. m. De l’anglais blame (« reproche, imputabilité ») et tears (« larmes »). Mécanisme par lequel l’expression de la souffrance devient elle-même motif d’accusation. Par extension : régime relationnel dans lequel l’effacement, le silence ou la retenue sont valorisés comme normes, la plainte explicite étant traitée comme une perturbation à corriger.

Dans la maison, le second étage est vide. Des pièces dont on ne sait quoi faire. Une vague buanderie. Un vague grenier. Une vague salle de jeu. Une pièce à rien. Je n’ai pas eu droit à une chambre. Suis l’aîné. Le seul garçon. Me voici casé dans une chambre mauve à petits motifs fleuris, dans le lit inférieur de la structure à deux niveaux.

L’étage du haut a un peu plus de trois ans et mord. Mes avant-bras en témoignent, régulièrement marqués de traces discontinues en arcs de cercles.

Jusqu’au sang parfois.

Le-père en exprime de l’orgueil.

La forme et la force des bleus, des croûtes sont la preuve d’un « caractère », dont je suis dépourvu. Je suis le mollasson de service. Si suis bouffé, n’ai qu’à m’en prendre à moi-même.

Peu importe l’agresseure.

L’injustice est, d’une certaine manière, « sociale ». PTDR.

Je suis non-violent. Je pleure — d’ores et déjà tenu dans le rôle de qui n’en a pas d’autre !

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