Il reproche des trucs. Ne pas m’intéresser à sa culture. Patrice n’a de cesse que de.
Mars 2004, nous assistons au Centre Pompidou à une prestation de Raghunath Manet. J’en suis enchanté. Il est de Pondichéry. Tamil Nadu. Comme mon homme.
Quelques jours plus tard, il m’emmène voir un film. Phoolan Devi.
Je me laisse faire. De bon gré. Lui en déduit que ça ne me touche pas.
D’un voyage là-bas, pour voir sa famille, il me couvre de cadeaux. Mon appartement se couvre d’objets colorés et d’un kitsch sans kitsch. Que j’adore. J’en garde le goût bien au-delà de cet amant d’une année. Lui n’y lit qu’indifférence.
Je ne sollicite pas les gens. Ou rarement. Je les laisse venir. Ça n’a rien d’un quelconque dédain, mais ça passe mal. Et puis si l’on veut tuer son chien…
Je me suis — ou lui m’a offert, à la Foire de Paris, un bronze représentant Shiva puis un trépied aux éléphants. Qui deviennent objets fétiches à mes yeux. Que dire ?
Curieusement, l’Asie est un monde trop étranger. Et puis je ne suis pas voyageur. Mais ce sous-continent-là possède des élégances et somptuosités qui sentent bon le lien à ma propre culture. Je n’ai pas vraiment de mal à m’y fondre. Aussi ignare sois-je.
La Chine comme le Japon me demandent quelque effort d’intellect. Pas l’Inde.
Ça ne lui semble pourtant pas assez.
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