Trentième lettre à l’Éléphant

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Cher Éléphant, 

Les musées, ce n’est ma kéta que libérés des rombières poseuses et niaiseuses. 

Mon meilleur trip a eu lieu à Beaubourg. Début des années 2000. Peut-être même 2000 tout juste. Comme d’hab, je ne m’attarde pas sur les cartels. J’ai dû un jour écrire au service com pour réclamer qu’ils me désignent l’artiste. Puis j’ai roublié. 

La raison pour laquelle je ne serai jamais du côté des abécédaires sur pattes de la cuculture. 

Je retiens des températures, des tonalités, des dégoulinures. Une texture ou pas. Un choc dans l’abdomen. Un gémissement de ma nouille. Un cri pubien. Une altération de ma soif. 

Je fonctionne. 

Le Ugo m’a prise de force. J’ai adoré. C’était doux comme une madone à l’enfant laiteuse ou spermatique. J’aurais pu m’y faire bukkaker et tomber enceinte d’une douzaine de marmousets. Non 13. 

Je veux une Madeleine à moi. 

Le bizarre était la limite jaune. Les vidéos qui perchaient. Le son issu de courbes obscènes, maternantes et liquidement solides. Je pourrais vivre éternellement là. Si un paradis existait, ce serait cela. 

Salle blanche, mon cul !
Ton B†Lemy XXX
Ugo Rondinone, The evening passes like any other, 1998. Installation mixte, salle blanche de 10 m x 10 m x 4 m (minimum).

Accéder aux 441 vignettes de Processus de fabrication d’une éponge



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