Vingt-troisième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, Il y a du Chagall en Gustave Moreau. Ouèp. Je suis pas mal estourbi du peu de cas que nous faisons des symbolistes. Impression que j’ai, en tout cas. Ça, les Nabis, jusqu’à Bonnard. Certains mépris me donnent envie de mépriser. Bon, mais moi, là, j’ai la gaule. Parce que j’écris. Parce queLire la suite « Vingt-troisième lettre à l’Éléphant »

Vingt-deuxième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, Le gay, c’est bon quand c’est ouverture vers. Ce n’est pas à toi que j’ai besoin de dire que je ne me paluche pas que gay. C’est une notion que je prends comme on m’a appris à dire chaise pour chaise. Je ne vais pas refaire leur lexique. Il m’est à dispo. J’enLire la suite « Vingt-deuxième lettre à l’Éléphant »

Non sola scriptura

व {+7, +14, -7, +21, -7, +7, 0} NON SOLA SCRIPTURA [nɔn ˈsɔ.la skʁip.ty.ʁa] — loc. nom. m. Du latin non (« non »), sola (« seule ») et scriptura (« écriture »), en écho à la formule théologique sola scriptura. Relation épistolaire où l’écriture fait advenir un lien réel mais asymétrique. Par extension : forme d’attachement où la correspondance organise le temps, entre présence impossible et absence insupportable. JeLire la suite « Non sola scriptura »

Vingt-et-unième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, Un homme du pays natal de mon homme. Gare aux Bulgares, comme on se dit parfois. Pour tout te dire, ma rencontre avec l’artiste a démarré sous de forts ridicules auspices. J’avais un prof de dessin au collège qui faisait ce que les enseignants adorent faire en la matière : de la bouse. Ah,Lire la suite « Vingt-et-unième lettre à l’Éléphant »

Vingtième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, Je n’aime pas le cinéma trop gay. Genre c’est nous les pédés, on veut des droits. J’adore le ciné gay qui a tout pour faire mouiller les pas bien en conscience de ce que l’orientation sexuelle c’est quand même une belle foutaise. Dire qu’aujourd’hui, il y a des fiottes qui veulent n’être incarnéesLire la suite « Vingtième lettre à l’Éléphant »

Linger, dance and deliver

✠ {+14, +14, +7, +14, +14, +7, +7} LINGER, DANCE AND DELIVER [ˈlɪŋɡə | dɑːns | ænd dɪˈlɪvə] — loc. nom. m. De l’anglais linger (« s’attarder »), dance (« danser ») et deliver (« livrer »). Mode relationnel fondé sur l’installation d’un temps partagé, sa visibilité et son accomplissement. Par extension : forme de lien où la durée installe une confiance sûre et durable. Quatrième : mon premier professeur d’anglaisLire la suite « Linger, dance and deliver »

Dix-neuvième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, Tu risques d’être déçu, mon ami, aujourd’hui est un jour sans cul. J’ai une affaire avec lui. Au sens anglo-saxon. Et esthétique. Depuis tout môme. Quand j’étais encore en primaire, j’avais un sous-verre avec un de ses tableaux : un croissant de lune dans la frondaison d’un grand arbre. Je ne connais pas leLire la suite « Dix-neuvième lettre à l’Éléphant »

Dix-septième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, Putain, si l’on m’avait dit un jour que je me sentirais une âme de passionnaria… Là, je sais qu’avec toi je marche sur du velours. Tu aimes la nuance, tu es intelligent et, comme moi, éprouves le réel comme une chose à ne pas enterrer. Aussi dérangée soit l’époque. J’ai vu le filmLire la suite « Dix-septième lettre à l’Éléphant »

Seizième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, Toi, mon exceptionnel à trompe, si tu savais — mais tu sais — comme je te suis reconnaissant de ne jamais rien remettre en cause de ma sincérité. Oh, tu ne te gênes guère pour me l’envoyer dire. Ça non. Toujours, tu objectes avec le soin de qui fait confiance et cherche àLire la suite « Seizième lettre à l’Éléphant »

Quinzième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, Les esclaves meurent debout. Si l’on en croit Michelangelo, ils sont même jeunes et beaux. Nus. Extasiés. Excitants. Je n’ai pas idée de la genèse. Pensées et arrière-pensées. Le modèle. La relation au maestro. L’irrépressible de tout ça. Parce que le burin érectile. Parce que le déjà là. Parce que la necessità interiore.Lire la suite « Quinzième lettre à l’Éléphant »