Quinzième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, Les esclaves meurent debout. Si l’on en croit Michelangelo, ils sont même jeunes et beaux. Nus. Extasiés. Excitants. Je n’ai pas idée de la genèse. Pensées et arrière-pensées. Le modèle. La relation au maestro. L’irrépressible de tout ça. Parce que le burin érectile. Parce que le déjà là. Parce que la necessità interiore.Lire la suite « Quinzième lettre à l’Éléphant »

Quatorzième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, Nous nous interonanisons si souvent, toi et moi. Tu n’as plus le moindre sursaut, j’en suis sûr, dès que je te parle de cela. Je trouve que l’on n’en dit jamais assez. J’ai visité le musée à Montpel’. Suis tombé en pâmoison devant son Abel, au F.X. Les musées devraient organiser des nocturnesLire la suite « Quatorzième lettre à l’Éléphant »

Onzième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, J’ai ri. Mais ri. Mais ri. Les œuvres ne sont pas si courantes, qui donnent à aimer profondément leurs personnages si bien corrompus. L’innocence, c’est ma drogue. Pardi. Le pur pue. Oh, et ce titre. Toute une poïésie. Aucune figure féminine ne dépassera jamais en « égalité des sexes » celle de la vieille indigne.Lire la suite « Onzième lettre à l’Éléphant »

Sixième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, Pourquoi se limiter à voir plutôt que prendre le temps de… ? Tu connais ma pensée : mes points de suspension sont d’ordre démocratique. Les arts n’ont pas à être nature, ni culture. Pure liberté pour tendre aux autres toutes sortes de miroirs. Toujours à nouveau transformants. Seuls s’ébranlent les cycles de l’humaine réflexion-création-expression. LesLire la suite « Sixième lettre à l’Éléphant »

Quatrième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, Dis, le tableau le plus connu de Friedrich, tu en penses quoi ? Précisément celui que je n’aime pas. Depuis tout gosse, je déteste l’humain en surimpression sur le paysage. Moi, c’est ou l’un ou l’autre ou une peinture de genre. Suis fan de l’artiste, pas de son best-seller. Je le calcule un peuLire la suite « Quatrième lettre à l’Éléphant »

Troisième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, Oh, comme j’aurais aimé l’avoir vu, le glorieux dé-corps ! Nom : de Châlons. Prénom : René — draperie, mouvement. Réconfort. Amenuisement, par pans, de la crainte du disparaître. Il était un grand parmi les grands. Nous le sommes tous, pas vrai ? Puis-je t’enlacer ? Je sais que, toi, tu me comprends. Mon animal à trompe… SonLire la suite « Troisième lettre à l’Éléphant »

Deuxième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, L’a fresco du cinéma en sa démesure. En spirale. Des jours et… 1992. Un automne à Lille. Le Gaumont, je crois. La rue piétonne. Je ne sais pas si c’est vrai, mais il pleut. J’ai des chances de ne pas faire erreur. Tu sais le Nord… L’image s’empare d’un accès d’obsession de saLire la suite « Deuxième lettre à l’Éléphant »

Vingt-cinquième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, Mon chéri, rien que de l’ensexager, je te désire. Tu as vu ? Mon goût d’invention de mots devient une manie maniaque. Tu sais mes révoltes. La maturité ne peut agir autrement. Me semble-t-il. Schiele. Bon sang. Je l’ai appris par la branlette. Ne l’ai pas compris tout de suite. Il a fallu meLire la suite « Vingt-cinquième lettre à l’Éléphant »

Huitième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, Marianne Sägebrecht, femme aux fruits, fond de caravane. Je l’ai toujours regardée avec l’œil amoureux de Palance. Ce morceau d’Amérique au Bagdad Café m’est hermétique, ce milieu de nulle part que les Européens connaissent mal. L’air paraît saturé. Et Calling you. Je ne peux pas concevoir que l’on n’y reconnaisse pas sa Bavière.Lire la suite « Huitième lettre à l’Éléphant »

Quarante-et-unième lettre à l’Éléphant

Cher Éléphant, Le christianisme, plus encore le catholicisme, est la religion de la sexualité au grand jour. Je n’ai aucune aptitude qui puisse faire de moi un papiste. Ok. Factuel. N’en reste pas moins inspiré par les versants de notre Sinaï. Je dis ça comme je dirais Cervin. Le cul, ç’en est l’ubac. Ceci n’estLire la suite « Quarante-et-unième lettre à l’Éléphant »