Vingt-cinquième lettre à l’Éléphant

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Cher Éléphant,

Mon chéri, rien que de l’ensexager, je te désire.

Tu as vu ? Mon goût d’invention de mots devient une manie maniaque. Tu sais mes révoltes. La maturité ne peut agir autrement. Me semble-t-il.

Schiele. Bon sang. Je l’ai appris par la branlette. Ne l’ai pas compris tout de suite. Il a fallu me déformater. Il a participé. Très tôt. Fort heureux pour moi. Oh, je crois que ma propre matière tout le temps en chaleur m’y aurait conduit. Mais les peintres et sculpteurs et leurs frangins ont aiguisé mon amour du porn.

J’ai pu saisir que ce vilain mot de sexualité était réellement un vilain mot.

Sorte de chloroforme pas marrant.

Mes toutes premières manipulations autophallocentrées se sont souvent, et de plus en plus, éprises des autoportraits d’Egon. Et puis il avait l’Autriche. Cette époque. Celle de la Kapuzinergruft.

Je ne cloisonne jamais. Ou bien à contre-cœur. Toujours mon histoire de rosace.

Il possède cette provocation franche et intime que je crois porter moi-même en partage avec les grands de la matière humaine. La transcendance de nos immanences et vice versa. Ça n’aurait pas de sens ? Je ne suis pas d’accord.

Bébé…
Ton B†Lemy XXX
Autoportrait nu accroupi — Egon Schiele (1890–1918), 1916. Aquarelle, gouache et crayon sur papier, 32,5 × 48,3 cm. Leopold Museum, Vienne, Autriche.

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